La bête

Ce qui est difficile, c’est qu’à l’extérieur, j’ai l’air d’être comme tout le monde. Vêtu d’un jeans, d’un chandail noir et d’un chignon, pour cacher ma paresse du matin. Mes pauvres cheveux, on se reprendra demain. Je semble « d’aller bien » comme on dit. Un peu fatigué, mais les gens croient que c’est parce que je me couche tard. Au final, c’est bien juste parce que j’fais de l’insomnie depuis tellement longtemps que j’en ai même oublié ma dernière pas-pire-bonne nuit.

Pour moi, aller bien, c’est réussir à passer une journée sans me sentir complètement crevée, sans avoir un mal de vivre qui me pèse en dedans. Mais, c’est difficile d’aller bien, quand la sensation de mourir d’une maladie quelconque, viens soudainement d’apparaître. Drette-là, comme ça et sortie de nulle part. Instantanément, ça va pas, non, ça va pas du tout. Mon cerveau se concentre sur ce bobo-là qui vient d’apparaître, étrangement au moment où je m’en allais vivre quelque chose de stressant. J’ai une immense boule dans l’estomac et j’ai mal au coeur. Tellement mal au coeur, que la peur de vomir, me stresse encore plus. Parce que oui, je peux stresser plus. J’crois même qu’il n’y a pas de fin à mon niveau d’anxiété qui ne fait qu’augmenter.

Et si oui, s’il y a une fin, c’est certainement la mort. J’ai encore beaucoup de travail à faire sur moi-même, pour arriver où je voudrais être. Néanmoins, quand ce jours viendra, physiquement, je ressemblerai encore à tout le monde, une tête, deux bras, deux jambes. Mais de l’intérieur, j’en ressortirai plus forte. J’aurai, finalement, réussi à dompter cette bête qui vie en moi, depuis trop longtemps.

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