Je ne suis pas vraiment en dépression, pas vraiment en burn out, pas vraiment en rien du tout.

Pourtant, malgré tout et depuis si longtemps, depuis toujours peut-être, je suis en déséquilibre permanent. Un déséquilibre comme sur un fil de fer qui vacille constamment entre la vie parfaite et le fond du trou. J’oscille d’un jour à l’autre, d’une heure à l’autre et ce continuellement.

Le silence autour de moi m’écrase. Je suis fatiguer et incapable de trouver de l’énergie pour m’occuper l’esprit comme je le voudrais. Mon cerveau entre en panique totale. J’ai des idées floues et comme plusieurs facteurs de la vie, je suis incapable de gérer. Parfois, j’ai de la difficulté à voir le bout d’une journée, je ne suis pourtant pas dépressive. J’essaie simplement de ne pas flanquer le camp d’un côté ou de l’autre.

Heureusement, j’ai la chance d’avoir un homme fantastique à mes côtés. Un homme qui essaie de me comprendre et me soutenir dans tout ça. Jusqu’à ce qu’il n’en puisse plus, lui non plus, de mon besoin d’être sans cesse rassurée. Jusqu’à ce qu’il ne comprenne plus pourquoi je me sens aussi seule, même lorsqu’il est à mes côté. Jusqu’à ce qu’il ne comprenne plus pourquoi je me raccroche à lui au point où est-ce qu’il étouffe autant que moi. J’essaie d’être forte, j’essaie d’aller bien, mais c’est tellement difficile parfois. C’est également difficile d’aller chercher de l’aide quand j’en ai besoin et non pas seulement quand ça commence à aller mieux.

Je porte en moi cette chose qui m’empêche d’avancer. Ce n’est pas vraiment une dépression, pas vraiment un burn out, j’ai juste un mal de vivre qui m’empêche de profiter pleinement de chaque jour. Cette fois, j’espère être en mesure d’appeler à l’aide avant qu’il ne soit trop tard. Parce que j’ai la mauvaise manie de m’isoler, au lieu d’en parler.

Cette fois-ci, j’ai pris mon courge puis j’ai contactée le peu d’amie que j’ai, je leurs est dit que j’avais besoin d’aide. J’ai également ramassée le brin d’estime qu’il me restait puis j’ai pris rendez-vous avec des professionnelles, avant de me perdre, avant de tout perdre. Je n’ai pas honte d’avoir eu recoure à de l’aide. Au fond, je suis une femme forte, malgré mon déséquilibre.

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